Gestion forestière
La gestion des écosystèmes du Ranquas
En partie Nord, ouverte, dite « le pré des aigles » : un pâturage extensif est réalisé avec 2 parcs et environ 40 moutons, hormis la zone à orchidées punaises (Anacampti s coriophora ssp), protégées, où le pâturage est très faible. La chênaie pubescente est conservée volontairement claire (pâturage extensif).
Dans la partie forêt, en termes phytosociologiques, on trouve essenti ellement, dans l’ordre des Quercetalia pubescenti -sessilifl orae (Quercus pubescens, Sorbus aria, Sorbus torminalis…), la sous alliance du Buxo sempervirenti s-Quercenion pubescenti s (buis et chêne pubescent, avec l’alisier torminal comme essence «guide»), avec des apports des zones disti nctes mais proches, par exemple, anecdoti que, un semis d’alisier de Mougeot (Sorbus mougeoti i) trouvé récemment (provenance massif de l’Aigoual ?), ou quelques frênes à fl eur (Fraxinus ornus), provenant des gorges de la Vis en contrebas.
La forêt est gérée avec des mosaïques de peti te dimension (¼ à 1 ha). La réparti ti on et ces dimensions peuvent changer selon l’expérience et les résultats obtenus. Une des priorités est d’augmenter la diversité des essences adaptées, menant à une forêt feuillue mélangée et irrégulière : diversités d’essences, d’âges, au moins, mais aussi de dimensions (hauteurs, diamètres).
Ces essences adaptées, à favoriser, sont déjà présentes ou bien on sait – ou suppose – qu’elles étaient présentes
à un moment donné, d’après les expériences locales ou bien la litt érature. Par exemple : [Braun-Blanquet,
Inventaire de la Séranne, 1947] : « le sapin n’est étonnamment pas présent» ; par ailleurs on remarque
que le sapin a parfois été uti lisé localement pour la charpente dans d’anciennes constructi ons (avant la révoluti
on).
Cet enrichissement s’est fait par plantati on dans un premier temps : cas des essences peu présentes, ou qui
se reproduisent diffi cilement, ou encore celles qui n’étaient pas présentes lors de l’achat de la propriété au
début des années 1980. Les priorités sont le rajeunissement naturel et la préservati on du patrimoine généti
que des arbres présents, parce qu’ils sont depuis longtemps adaptés au climat.
Ces dernières sont : l’if, très probablement endémique – quelques sujets pluri-centenaires existent non loin - dont certains plants sont maintenant matures ; quelques sapins d’Espagne, au biotope d’origine très similaire aux zones où il a été planté dans le Ranquas ; du houx ; quelques cèdres de l’Atlas ; quelques hêtres.
Dans le cas d’une reproduction difficile ou insuffisante, on a utilisé une petite pépinière aménagée sur la propriété, par exemple pour l’alisier torminal (5 sujets adultes dénombrés en 1982), le cormier, etc., à parti r des arbres matures déjà présents. Dans le cas d’espèces absentes sur la propriété, on a rapporté des plants, par exemple quelques ifs et hêtres de provenance la plus proche possible : gorges de la Vis, en contrebas du Ranquas pour ces deux essences.
