Get the Flash Player to see this rotator.

Document gestion forestière
Un document PDF sur la gestion de la forêt est disponible en téléchargement

Lire toutes les actualités

Horizons Séranne

Les méthodes de gestion

Favoriser les essences secondaires

Les grands principes sont les suivants :

On ne supprime pas d’arbres dont le diamètre es supérieur à 30 cm, ni des arbres « biotope », âgés de + de 200 ans (270 chênes de + de 250 ans, parfois 300 ans, sont tous cartographiés par GPS). Ces arbres mourront du fait d’un ensemble de raisons naturelles : champignons, insectes, tempêtes. Leur mort lente permet à un cortège d’êtres vivants, notamment d’animaux, de s’installer : pics, chauves-souris, coléoptères associés au bois mort, etc.

Favoriser la régénération naturelle

Tous les arbres autres que les buis et les chênes pubescents sont conservés, par exemple : cornouillers mâles, pommiers, poiriers, etc. Tous ces fruitiers sont très importants pour tout un ensemble d’espèces : oiseaux, peti ts carnassiers, insectes, etc. Par exemple, en été, aux horaires où la faune doit être laissée tranquille (pas de débroussaillage possible à la machine), on repère tous les semis de cormier, d’alisier, etc., avec des piquets. Chacun est par la suite entouré d’un grillage de protecti on contre les ruminants, et numéroté. Plus de 1000 alisiers torminal ont ainsi été repérés. Ensuite, la végétati on environnante (buis, mates de chênes pubescents, etc.) est réduite afi n de laisser arriver plus de lumière sur ces semis, et de favoriser leur développement. En 2009, 70 alisiers torminal adultes ont fleuri. Cet effort porte aussi ses fruits en ce qui concerne les cormiers. Résultat : les oiseaux migrant vers l’Afrique séjournent plus longtemps dans la réserve. Leur présence a comme eff et de disséminer les graines de cormiers, augmentant la régénération naturelle.

Les méthodes de suppression des chênes pubescents au profit des essences secondaires

L'annélation (50% des suppressions)

Le chêne meurt généralement en quelques années (3 ou un peu plus). Les cortèges d’êtres vivants (saproxylophages, cavicoles, etc.) s’installent chacun leur tour. Les arbres alentours, ou les autres ti ges de la cépée laissées vivantes, ont le temps de réagir, plutôt qu’une mise en lumière brutale pouvant générer des descentes de cime. La ou les ti ges de la cépée laissées vivantes ont de plus accès à des ressources plus importantes (eau notamment). Le nombre de pics augmente. Les parasites des arbres malades ou aff aiblis s’installent en priorité sur les arbres annelés.

Le lierre (30% des suppressions)

Le lierre est essenti el pour un certain nombre d’espèces, notamment beaucoup d’abeilles sauvages et de mouches durant la fl oraison. Cela permet de faire venir le gobe-mouche noir (Ficedula hypoleuca), oiseau typique des vieilles forêts, rare au Ranquas. Les fruits du lierre sont très importants pour la survie des oiseaux en hiver. Parfois, lorsqu’un chêne « secondaire » est sélecti onné pour être supprimé, et qu’il est déjà fortement envahi par le lierre, on préfère laisser celui- ci se développer, pouvant amener l’arbre à une croissance plus faible, voire à la mort, toujours dans un processus lent.

Le bois de chauffage (20% des suppressions)

Avant tout, ce mode de prélèvement n’est pas prioritaire. Les prélèvements se font de manière très diff use géographiquement et sont très faibles, environ 4 stères par an. Rappelons que la croissance annuelle des chênes pubescents du sud Larzac est de moins de 1 stère par an par hectare, ce qui souligne l’importance de ce très faible taux de prélèvement, et le relati vise également.

Contact : Horizons Séranne - Tel : 04 67 73 11 19 - Site réalisé par : Karine Andreï - Mentions légales - Optimisé pour Firefox